10 Mar 2011

Comment la LNH risque d'être sauvée par ses partenaires financiers #NHL #LNH #aircanada #responsabilitesociale

J'essaie souvent d'expliquer à mes amis européens que le hockey n'est pas un sport si violent.  Je leur parle souvent du fait que, si sur la glace, on peut voir de la violence - encadrée - dans les gradins on ne voit pas de violence, d'émeutes ou de slogans nazis (en tous cas pas d'émeutes quand on ne gagne pas ou que la ligue ne méprise pas tout un peuple..).  Et que puisque les bagarres sont généralement l'apanage de joueurs dont c'est un peu le rôle, il faut relativiser l'importance de la violence et mettre l'accent sur la beauté du sport...

 

Par contre, comme un peu tout le monde j'ai été estomaqué par le coup vicieux porté par le capitaine des Bruins de Boston, Zdeno Chara, sur le joueur du Canadien de Montréal, Max Pacioretty.  Je dois avouer que depuis 1995, je n'écoute que de manière parcimonieuse le hockey.   Je reste intéressé quand j'en vois mais bon.  J'ai toujours cru que les fans du Canadien étaient trop intenses quand venait le temps de juger un joueur adverse et que l'aversion envers Chara était surfaite. Depuis que j'ai vu les images, je pense qu'Mon peut dire que le gars est pas un gentleman... 

Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous laisse juger de la violence du coup:

 

Connaisseur de hockey ou pas, vous comprendrez que c'est plutôt violent et que ce n'est pas nécessairement encourageant pour un parent qui voit son enfant rêver de jouer un jour dans la grande ligue, la Ligue Nationale de hockey.  Vous serez surpris d'apprendre que la dite ligue, la plus grande dans le monde, n'a pas sévi contre Chara. Rien. Evidemment, tout le monde à Montréal est en beau fusil.  Même du monde à Boston se fait entendre pour dire à quel point Chara a complètement dépassé les limites de l'acceptable. Pour une fois, c'est pas une question de "l'autre équipe ils sont méchants".... 

 

Alors que le patron des poursuites judiciaires du Québec pense demander une enquête policière et éventuellement lancer une procédure contre le joueur, la LNH se fait donner une leçon par un commanditaire.  Partenaire des 6 équipes canadiennes, mais également des activités de la ligue, Air Canada a communiqué son désarroi dans cette affaire au commissaire Gary Bettman.  Denis Vandal, responsable du marketing, écrit:

«Du point de vue de la responsabilité socio-corporative, cela devient de plus en plus difficile d’associer notre marque à des événements sportifs qui peuvent mener à de sérieux et irresponsables accidents ; des actions doivent être prises par la LNH avant que nous nous retrouvions avec une mortalité.

«À moins que la LNH ne prenne des actions immédiates comprenant des suspensions importantes aux joueurs en question pour réduire ces blessures mettant en péril des vies, Air Canada retirera sa commandite dans le hockey.»

 

La question de la violence au hockey se pose de plus en plus et ce, de plus en plus jeune.  Les autorités du hockey mineur auront beau faire le ménage dans leur cour, si les grands de ce sport ne font pas preuve d'un leadership affirmé dans ce domaine, rien n'y fera jamais.  La décision de Air Canada est honorable et j'espère que ce n'est pas qu'une sortie pour profiter d'un momentum favorable.  Les autres partenaires de la LNH suivront-ils?  Bud Light? Canadian Tire?  Visa? Bell? Energizer?  Gatorade?  Etc, etc...  La position d'Air Canada est la bonne:  ce qui se passe dans le hockey présentement est malsain.  La liste des commanditaires de la LNH est disponible en ligne (google it!), à nous de leur mettre la pression pour qu'ils la mettent sur Bettman et ses laquais.  voilà une opportunité en or pour la LNH de devenir quelque chose comme une grande ligue et cesser, enfin, d'être une ligue de garage

J'espère que cette fois-ci sera la bonne.  Le hockey est vraiment un beau sport, surtout quand il est joué comme dans le temps où on jouait avec pas de casss', dans le temps du Rocket et du Démon Blond!

 

UPDATE: What if Max had died? Would then history have been made? Excellente parodie de la pub de la LNH....

 

26 Jan 2011

Vivre sa vie avec une seule tonne... #OneTonneLife

 

 

À la fin de 2010, à mon nouveau travail, nous avons reçu un appel de partenaires étrangers pour aider à relayer l'existence d'un projet qui m'a personnellement acceoché.  C'était pour le projet One Tonne Life qui démarrait la semain dernière en Suède.  Késako, One Tonne Life? C'est l'histoire d'une famille qui embarque dans la folle aventure de faire passer sa consommation de Co2 de 7 tonnes par personne par année à  1 seule tonne.  C'est une solide réduction!  Surtout, et c'est là que le projet a piqué ma curiosité d'expatrié Québécois et de néo-français, c'est que le projet démarre dans l'hiver suédois où les journées sont courtes et les nuits parfois fraîches... 

 63 One Tonne Life house overview Eng

Le projet met de l'avant un ensemble de technologies innovantes. Celles-ci vont d'une voiture électrique Volvo C-30 (qui permet tout de même une autonomie de 150 km sans recharge) au service Energy Watch qui permet de déterminer avec acuité quelles activités consomment le plus d'énergie.  C'est ainsi que plusieurs grandes économies d'énergie pourraient être faites annuellement si on savait tous à quel point cette lumière allumée en permanence ou cette télé laissée en veille toute la nuit consommait réellement... Ils ont crée une interface de suivi de la consommation de Co2.

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Ensuite, on y trouve une construction logique pour lutter à la fois contre la chaleur et le froid extérieur.  On parle d'un sas dans l'entrée qui vite les courants d'air, une isolation adaptée au froid, des fenêtres qui filtrent les bon rayons du soleil selon les saisons, etc. Cette maison est également une mereille parce qu'elle dotée de panneaux photo-voltaïques et d'un système de recyclage de l'énergie thermique des occupants.  Rien ne se perd, rien ne se crée.  La famille Lindell aura la chance de compter sur une maison presqu'auto-suffissante en énergie, malgré les rigueurs de l'hiver et la longueur de leurs nuits.  J'ai toujours admiré le rapport qu'avaient les Scandinaves avec l'hiver et ce projet ne fait que confirmer mon admiration pour eux:  collectivement, ils ne voient pas l'hiver comme un obstacle mais plutôt comme un challenge pour les rendre meilleurs.  Ça sonne un peu "cheesy", soit, mais n'aurait-on pas eu ce genre d'idée au Québec?  Je dis qu'on devrait le tenter, avec une famille typique du 450 (NDLR:  la couronne de Montréal est surnommée le 450 en raison de son indicatif téléphonique...) pendant 6 mois en 2012....  

La BBC a parlé de One Tonne Life, tout comme le célèbre blog TreeHugger. On peut voir d'autres photos sur leur compte Flickr.  A suivre, durant 6 mois!

 

3 Aug 2010

Stop the press :: Richard Martineau est désolé

Dimanche matin dernier, à mon réveil, j'ai été estomaqué de lire un message direct Twitter insultant et déplacé provenant de RIchard Martineau.  Je n'ai pu m'empêcher de répondre à ces insultes ici, sur ce blog.  Suite à la diffusion de mon billet et aux nombreuses rediffusions obtenues un peu partout, j'ai eu la surprise de ma vie ce matin en recevant 2 nouveaux messages de l'animateur/chroniqueur.  Considérant la publicité donnée à ses insultes, je ne peux que faire de même avec ses explications et vous les présenter.

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Bien sûr, je suis surpris du dénouement et je dois admettre que cela me rassure sur la nature "humaine" du personnage:  il est capable de faire un mea culpa (j'allais écrire acte de contrition mais c'est un peu fort..). Il y a de l'espoir pour la paix dans le monde, je vous le dis.

Sans modifier mon analyse du billet précédent, je dois admettre que je m'explique encore mal toute cette situation: j'ai déjà été plus cinglant à son endroit sur Twitter sans susciter la moindre réaction.  Là, je me faisais envoyer singulièrement paître pour une joke qui n'était même pas de moi.  Il faudra pourtant que tu t'y fasses, Richard:  avant tu vivais dans un monde confortable où personne ne te remettait en question, alors que maintenant tout le monde peut le faire et ce, en direct.  Welcome to the jungle comme dirait l'autre....

En fait, cet incident illustre à mon avis un des traits fondamentaux de ce mode de communication qu'est Twitter: c'est en temps réel et nous y avons accès peu importe l'heure et le lieu.  Si j'ai déjà abordé cet aspect pour parler  des potentialités de Twitter en cas de désastres, en tant que communicateurs, il faut surtout parvenir à maîtriser nos émotions dans un contexte de direct.  Sinon, le risque de tomber dans le panneau de la réponse épidermique (et irréfléchie disons le) est assez élevé. À une autre époque, j'aurais pu écrire une lettre ouverte pour dénoncer des propos de Richard Martineau et sa réaction aurait pu être la même. Mais le temps de réagir, il aurait pu se rendre compte qu'en fait, il faisait une connerie.  J'ai moi même pu expérimenter ce genre de situation qui n'est guère facile à gérer pour quelqu'un impulsif. 

Donc, Richard, merci pour ce DM.  J'accepte ce que tu me dis et que tu es désolé.  Par contre, je ne tomberai pas dans le panneau de pleurer ta condition de chroniqueur qui se fait insulter.  Toi et moi on sait pertinemment que ces fameuses insultes, tu les cherches un peu, non?

Allez, à la prochaine chicane!

 

1 Aug 2010

Franc-parler :: Quand Richard Martineau se laisse aller à être lui-même... (MISE À JOUR)

SI vous me suivez sur Twitter, vous savez que j'aime pointer les stupidités, les hypocrisies, la bullshit et ce, à droite comme à gauche. Certaines des blagues que je fais (ou diffuse) impliquent parfois des gens sur Twitter, comme ce fut le cas samedi le 31 juillet avec l'ineffable Richard Martineau (@RiMartineau sur le réseau), chroniqueur dans un journal en lock-out et animateur télé vedette.  Incapable de comprendre une (bonne) blague, RIchard Martineau a préféré recourir à la haine, l'insulte, l'invective contre moi pour se défouler quand j'ai rediffusé un commentaire le concernant.  Si j'ai pu être d'accord avec lui une fois de temps en temps (son billet sur l'unilinguisme d'Air Transat que j'ai rediffusé, par exemple), il me confirme ce coup-ci mon analyse sur lui:  réactionnaire, belliqueux, frustré, intolérant. Par ta réaction injustifée, Richard, merci de nous prouver une nouvelle fois que tu as la profondeur d'un biscuit soda.  Et encore, c'est chien pour le biscuit.  Je m'excuse d'emblée à Mr Christie pour insulte à son biscuit vedette. (NDLR pour les non-québécois: il s'agit d'une marque célèbre de biscuits soda). 

MISE-À-JOUR:  Richard Martineau m'a envoyé un autre DM pour s'expliquer et exprimer le fait qu'il était "sincèrement désolé"

Rappel des faits:

Vendredi dernier, la cour a condamné Canoé/Québécor à dédommager une avocate de Québec pour des commentaires diffamatoires diffusés sur le blog de Richard Martineau.  Évidemment, cette nouvelle a fait grand bruit dans la blogosphère. Bien qu'il faille encore parfois le rappeller, la plupart des blogueurs savent depuis longtemps qu'il faut, de toute façon, s'assurer que les commentaires diffusés sur notre blog restent dans les limites du décent, du bon goût et de la loi.  A fortiori, un média comme Canoé/Québécor est encore plus conscient de ses devoirs à cet égard et ce jugement ne fait que le confirmer.  Entre un billet dont un commentaire serait diffamatoire qui resterait affiché quelques heures et un appel à lyncher une avocate qui resterait en ligne durant 6 mois, il y a une nuance que je ne perdrai pas de temps à expliquer à Richard tellement elle est évidente.  Nuance, Richard, nuance...

Toute cette situation a inspiré une bonne blague au blogueur et journaliste Fagstein.  Cette blague portait sur une chronique de Richard Martineau qui se moquait de commentaires - au demeurant stupides - formulés par des internautes sur le blog de Ted Bird. Hormis le sujet de cette chronique - le fait que Markov apprenne ou non le français - ridiculiser les commentaires d'internautes au moment où la cour condamne son patron à payer pour les imbécilités de ses propres commentateurs est assez ironique.  Fagstein le tweet et moi je la trouve assez bonne pour la retweeter.  Sauf que moi, je mets @RiMartineau dans le coup de cette manière:

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Je pensais que Richard Martineau serait non seulement assez intelligent pour comprendre une joke en 140 caractères mais qu'en plus, il serait assez solide pour encaisser une telle joke.  Que nenni.  J'ai plutôt eu droit à ce message de la part de notre intellectuel préféré:

 

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Recevoir ça au réveil, c'est drôle (vu que je suis présentement en Europe, pour moi c'était au réveil).  Une fois la surprise passée - pincez moi, je rêve -  je me permets 3 constats:

  1.  Richard Martineau emploie des mots qu'il ne comprend que trop peu et qu'en plus il ne sait pas les écrire. Tu es ironique, Richard? Et moi, je l'étais pas?  Ah peut-être que tu n'as pas compris la question posée par @fagstein, alors.  (A ce sujet, voir le point 2.)  À moins que ce ne soit ça, en fait, du franc-parler: crier fort et insulter pour cacher le fait qu'on ne comprend pas la joke...
  2. Richard Martineau peut bien chialer contre les transporteurs aériens unilingues anglais:  il ne comprend même pas une joke simple écrite en anglais en moins de 140 caractères.  Quand vient le temps de commander un jus d'orange, je n'ose imaginer le désastre. D'abord, le tweet ne parle pas du titre de la chronique mais bien du contenu.  Ensuite, voici un lexique pour toi, Richard:   «Comments» ça veut dire commentaires, «below» ça veut dire en dessous, «column» ca veut dire chronique et «online» ca veut dire en ligne.  Comme dans «propos diffamatoires tenus à son endroit par des internautes sur le blogue de Richard Martineau», Cf le jugement de la juge Beaudoin .  254-6011 mon Richard.
  3. Richard Martineau a la mèche longue d'environ un micron et/ou le vin mauvais (le DM qui fâche a été envoyé à minuit...).  

Quelqu'un qui s'est fait son fond de commerce sur l'attaque gratuite, perverse et vicieuse n'accepte pas la critique, même légère?  Grosse nouvelle.  Je ne m'attends pas à un DM d'excuses, bien évidemment, vu que St-Richard (priez pour nous!) ne s'abaisse jamais à ce niveau.  (MàJ:  voir mon nouveau billet sur les explications de Richard Martineau) Mais cette réaction démesurée d'un homme qui a accès à la télé, au journal et au web grand public me fait peur.  Ce n'était même pas vraiment une critique.  Qu'est-ce que ce sera quand on en fera une vraie?  

Cela dit, mon cher Richard, si tu veux pratiquer ton anglais, voici un texte sur une loi pas mal plus contraignante pour les blogueurs qui est mise en place en Italie

 

Note:  je laisse les commentaires ouverts, mais avec modération, bien sûr...

20 Jul 2010

Cartographie radioactive - Bombes atomiques 1945-1998

Hier soir, j'ai vu un énième documentaire sur la tragédie de Tchernobyl.  Diffusé en France (où je suis présentement), une partie de celui-ci portait sur l'impact du nuage de Tchernobyl sur la France et sa population,  notamment sur les hausses de cancers de la thyroïde.  En conclusion, un expert français du nucléaire soutenait toutefois que le nuage radioactif de Tchernobyl n'avait pas été plus dommageable pour les populations européennes que la multitude d'essais militaires réalisés par les russes sur leur territoire au cours de la dernière moitié du siècle dernier.  Au final, disait-il, Tchernobyl était plus frappant dans l'imaginaire des gens mais que son impact n'était pas beaucoup plus important que toutes les bombes qui ont explosé et pour lesquelles nous n'avons pas été alertés de manière aussi évidente. Évidemment, il ne fait pas de doutes que Tchernobyl a eu un impact direct sur les populations russes, mais il n'en demeure pas moins que toutes ces bombes lancées au nom de la recherche militaire ont certainement eu un impact non négligeable sur nos vies, à commencer par le climat de terreur qui a regné durant la Guerre froide.  

C'est alors que je me suis souvenu de cette "oeuvre" de Isao Hashimoto, artiste japonais, qui a mis en musique et en perspective les 2053 bombes à avoir explosé entre 1945 et 1998 (à l'exception des 2 essais Nord-Coréens de 2006 et 2009) par les 9 puissances nucléaires mondiales.  Présentée par l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (en anglais Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization/CTBTO), elle met de l'avant les risques encourus par des populations civiles en Europe, en Afrique, en Océanie et en Amérique du Nord.  Les 210 bombes Françaises me touchent particulièrement puisque mon beau-père, aujourd'hui disparu, était officier marinier dans la marine Française à l'époque où la France a procédé à la majeure partie de ses essais. 

Pour en savoir plus sur le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, visitez leur site : http://www.ctbto.org/

Une carte détaillée des essais nucléaires mondiaux est disponible et vous pouvez également suivre le CTBTO sur Twitter, Facebook, Flickr et Youtube.  

 

 

Pierre B. Gourde's Space

Conseiller en communication et relationniste du futur né dans le passé. Depuis 2010, je serai Directeur - Influence Digitale France chez Ogilvy PR à Paris.

Politicologue, fan de bonne musique, de bons shows, de bonne télé (aussi sur le web!), de bons films, de ce qui fait (ou pas) courir les foules et de technologie...

Je tiens un "lifestream" complèmentaire à mon "Twitter personnel" et de mon "Twitter pro". Je tenais un blog de réflexion sur la musique à l'heure du web et dans le cadre de mes études de Relations Publiques à McGill, je me sers d'un autre blog intitulé "Internet as a Medium". On peut consulter mon CV complet et connecter avec moi sur LinkedIn.


Toutes les opinions exprimées sur mes blogs et micro-blogs n'impliquent que ma propre personne, indépendamment de mes employeurs, clients et de leurs marques de commerce.